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J'ouvre les volets, entrouvre la fenêtre...en écoute : Sinc, huon de guldin ! (rebec) 14.08.2007 tchao la Guyanemon dernier post
humeur partagée
dernière soirée en Guyane
demain matin sur le marché de Cayenne,
je prendrai une dernière bouffé de Guyane
derrière moi des amis, des idées, des souvenirs
une riche année passée outre-mer,
mais aussi suffisante
aucun regret d'avoir traversé l'Atlantique
merci à ce territoire de laisser aller et venir Ariane sous les feux de la rampece soir, pour le lancement Ariane V
c'est en salle Jupiter que j'assisterai au décompte
carré V.I.P
tenue correcte
c'est une chaaaaaance énoooooorme
merci Roddy
13.08.2007 l'histoire de LouLou travaillait sur un camp d'opraillage sur le Sinnamary, un jour il quitte le camp, tout droit dans la jungle.
Lou se perd en forêt, sans coupe-coupe, sans fusil, sans eau...mais Lou connait la forêt.
Dix jour de marche plus tard, c'est Lionel qui va le retrouver sur le Kourou...Lionel le prend sous son aile.
Ce que Lou, ne savait pas encore, c'est que Lionel a des idées de grandeur en forêt : il se voit déjà sur la canopée, se baladant d'arbres en arbres...et Lou se lance dans l'aventure à ses côtés.
en 2001, Lionel commence à ériger son camp : carbet hamac arboricole, cuisine grand luxe, tyrolienne, et plate-forme à 36m avec vue sur la canopée...
puis le buisness commence, les vagues de curieux débarquent sur le camp après deux heures de pirogue. Accueil à l'apéro, rhum en tout genre, puis le fameux "on passe à table"...une table de 6m de long, garnie d'assiettes gigantesques, de plats créoles divinement cuisinés, on se fait servir comme des pacha et on se régale...pendant ce temps, discrètement, Lou est allé poser les hamac au carbet arboricole...sieste nécéssaire après un tel repas !!!!
vient l'heure de s'harnacher avec un baudrier garnis de plein de trucs qui pendouille, en féraille, sa cliquette quand on marche...on s'approche d'un câble en acier, le guide ajoute des trucs en tout genre, mousquetons, poulies..etc...et là, le fou ose me dire "assied-toi sur ton materiel et met les pieds dans le vide"..."oui, monsieur"..."les bras bien devant, bien tendus et c'est partiiiiii" et là, pendant le "iiiii" je suis déjà partie, crispée, mais ravie....
aaaahhh la fameuse plate-forme à 36m...il est où l'ascenseur ? ah bon ? y'en a pas ?...OK...alors les petits malin, sur mon baudrier ils avaient prévu une drôle de poignée au bout de laquelle pend une sangle. Les explications commencent, accrochez-vous : mon baudrier est relié à la corde qui monte à 36m, mes pieds sont sur la sangle de la poignée, qui elle-même est reliée à la fameuse corde qui monte...je monte mes genoux, la poignée que je tiens bien fort coulisse le lond de la corde, et il me reste à pousser sur mes jambes pour me hisser....bon, comment vous dire...vous voyez à peu près les mouvements du crapaud ? bha c'est pariel, mais à la verticale....
j'imagine qu'à chaque mouvement, je dois monter de 20cm....la plate-forme est à 36m...allez-y faites le compte...
l'effort (qui n'est pas insurmontable) est largement récompensé par la vue : cime des arbres à perte de vue et coucher de soleil...couleurs géniales....
dîner gargantuesque,
soirée au rhum et à la bougie,
la nuit est délicieuse...
Le lendemain, Lou nous guide pour une rando de 3h, le layon est superbre, vallonné juste comme il faut. Lou nous parle des arbres, leur nom rigolo, leur utilité, et grâce à ses yeux perçants, nous admirons un vol de aras, des singes araignés, une tortue de montagne, un hibou énorme...des nids de mygale..juste les nids hein ? sinon vous auriez peut-être entendu un cri dans la nuit du 11 août...
après le trois heures de layon, on débouche sur le Kourou (fleuve) mais Lou-le-malin a tout prévu : y'a des bébé-pirogues qui nous attendent...le bébé-pirogue a beaucoup de charme, on embarque, et on pagaie...facile !!! bha non pas du tout..parce que le bébé-pirogue est très sensible...alors on a dû passer autant de temps face au courant (notre destination) que dos au courant...bref ! on a navigué à 360°...
déjeuner comme il se doit...succulent et copieux !
les curieux repartent à la ville, et Lou reste au camp....et oui ! car Lionel n'en n'a pas terminé... parfois on voit des cordes qui pendouillent, c'est pour construire la suite...d'autres plates-formes, un véritable parcours sur la canopée..
et moi, qui suis prise de questions existentielles : de la poule ou de l'oeuf ....le premier noeud qui est à l'autre bout ? la première planche ? le premier câble ?
ça c'est le secret de Lou et de Lionel...
rendez-vous dans 4 ou 5 ans....
(album : camp canopée)
06.08.2007 loin là-basla "Sépanguy" recherchait des volontaires pour le camp isolé de Karouabo, afin de participer au programme de recensement des tortues marines...BINGO ! je fus volontaire...
je suis donc de retour à la civilisation après ces 5 jours !!
Le camp Karouabo est à une heure de pirogue de Kourou par la mer : des tronc, des bâches, allez ! maintenant débrouillez-vous...et le piroguier repart au large...
certains, selon les goûts, pensent à Robinson Crusoé, d'autre à Ko-Lantha...en tous cas la peau prend un maximum de soleil, et de piqûres en tout genre...et moi bien sur, avec ma peau de norvégienne, j'ai pris cher : le dos crâmé, les chevilles bouffées !!
par contre, hormis ces petits inconvénients, c'était très très très agréable de vivre au rythme de la marrée, du soleil et des tortues ! et oui ! j'étais tout de même là pour participer à un programme :
debout tous les matins à 6H pour le comptage des traces, et, tous les soirs, trois heures de rotation sur la plage pour repérer les tortues au moment de la ponte...je n'ai vu que trois tortues olivâtres (de taille moyenne et un peu marron-vertes).
le reste du temps s'organisait autour de la vie quotidienne, faire du feu, se laver à l'eau douce dans un estuaire, faire la vaisselle au savon de marseilles (ça vous laisse un petit gout sympa au fond des assiettes), bouquiner dans le hamac, se balader à marrée basse, prendre des photos "cartes postales", et, et, et, pauvre victime que je suis de mon époque, chercher mes trois barres de réseaux le portable à la main(certains diront que j'ai gaché le côté isolement, moi j'étais ravie d'avoir une petite conversation à marrée basse avec un type intelligent et charmant ! NA !)
mais peu importe, les tortues étaient un prétexte (et une motivation tout de même) pour partir et vivre une expérience hors du commun...
et bien sûr, petit album-photo à l'appui... |
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